02 October 2026
Tech actu, retour sur septembre 2026 : robot humanoïde Flourish, levées de fonds, budget 2027 et IA agentique
Start-up du mois, grands groupes, levées de fonds, budget 2027, tendances IA, Label Initiative Innovation et opportunités : retour sur l'actualité de l'innovation en septembre 2026.
La start-up française Flourish a présenté le 29 septembre son premier robot humanoïde domestique, Flourish 1, conçu pour les tâches ménagères courantes : ranger des vêtements, des chaussures ou des jouets, remplir le lave-vaisselle, nettoyer des tables, arroser les plantes, voire nettoyer la litière du chat.
Le produit. Le robot mesure 1,09 m pour moins de 20 kg. Il se déplace sur une base mobile à roues et dispose de petites caméras au-dessus de chaque pince. Son autonomie est de douze heures, et les tâches sont réalisées à heures fixes chaque jour.
Son atout : l'apprentissage. Selon Flourish, le robot peut apprendre une nouvelle tâche en trente minutes, sans programmation. Le propriétaire définit d'abord les étapes dans une application (par exemple « aller à l'entrée », « prendre une chaussure », « la ranger »). Il pilote ensuite lui-même le robot depuis son smartphone, en le faisant partir de différents endroits de la pièce. Une notification l'avertit quand l'appareil est prêt. La start-up revendique un taux de réussite de 80 %. Elle fournit aussi un SDK qui permet aux développeurs de créer leurs propres applications, installables en quelques secondes.
Le calendrier. Les précommandes sont ouvertes à 3 555 dollars (environ 3 130 euros), avec un stock de 50 exemplaires numérotés. Les livraisons débuteront en décembre.
Pourquoi c'est important. La plupart des acteurs de la robotique humanoïde privilégient des usages professionnels, car l'apprentissage de tâches est plus difficile à mettre en œuvre dans une maison que dans un environnement industriel standardisé. En France, les start-up de ce secteur sont rares : on peut citer UMA, qui a présenté cet été un premier prototype développé en neuf mois, ou Genesis AI, qui vise des usages industriels et domestiques. Si la méthode d'apprentissage de Flourish se confirme, elle pourrait rebattre les cartes de l'entraînement des robots domestiques.
TotalEnergies et Mistral AI s'allient. Les deux entreprises vont développer ensemble une nouvelle génération de modèles d'IA appliqués aux géosciences et à l'ingénierie des réservoirs. Le projet mobilise plus de 100 millions d'euros, notamment pour créer des modèles spécialisés et exploiter des volumes massifs de données scientifiques. Dans le laboratoire commun, Mistral AI apporte ses modèles et son expertise technologique, TotalEnergies près d'un siècle de connaissances en exploration et en caractérisation des réservoirs.
Airbus remporte PARACOM. Le 23 septembre, la Direction générale de l'armement a attribué à Airbus Cybersecurity un contrat de 25 ans pour sécuriser les échanges de données du ministère des Armées. Il prévoit la conception de prototypes de passerelles qui filtrent les flux entre réseaux de niveaux de classification différents (entre les niveaux « secret » et « non protégé »), puis leur production et leur maintien en condition opérationnelle. Plusieurs formats sont prévus : baie pour les data centers, caisson pour les postes de commandement, versions embarquées sur navires, aéronefs ou véhicules terrestres. Airbus fournit déjà ce type de passerelles aux forces terrestres françaises depuis 2013. Le montant du contrat n'est pas précisé.
D'après le MaddyMoney de Maddyness, les startups françaises ont levé environ 3,25 milliards d'euros sur trois semaines de septembre :
Parmi les tours marquants : Phocea DC engage plus de 120 millions d'euros dans des datacenters de proximité à Marseille, Sunrock obtient 110 millions d'euros de financement vert pour ses projets solaires en toiture, Loora lève 22 millions de dollars en Série B, Wealthcome 15 millions d'euros et Delos 10 millions d'euros. À l'international, Cognition (l'agent IA Devin) a levé plus de 2 milliards de dollars et Maven Robotics 100 millions de dollars.
Côté investissement public, l'État a investi 6 millions d'euros dans Mistral AI pour expérimenter l'IA en cybersécurité, dans le traitement des contentieux de masse et dans la détection de fraudes. L'étude annuelle de la Banque de France apporte un éclairage plus large : près de 40 % des startups analysées sont rentables (+2 points), leur chiffre d'affaires progresse de 11,6 %, mais les levées reculent de 5 % en valeur et de 15 % en volume. À nuancer : l'échantillon compte 2 640 startups plutôt matures.
Lors de l'événement de rentrée de France Digitale, le 16 septembre, les ministres Roland Lescure et David Amiel ont indiqué que le gouvernement ne proposerait pas de revenir sur quatre dispositifs clés :
Deux points de vigilance : les députés pourront rouvrir le sujet pendant les débats, et France 2030 n'a pas été évoqué. Cette enveloppe de 54 milliards d'euros a déjà subi un coup de rabot d'environ 1 milliard au budget 2026, puis l'annulation ou le gel d'environ 400 millions au printemps.
Dans une enquête intitulée « Pourquoi la créature semble-t-elle échapper à son créateur ? », Libération explique comment l'IA a changé de nature en quelques années :
Les chercheurs interrogés appellent toutefois à la mesure : ces systèmes font très bien ce qu'on leur demande, et les failles observées sont d'abord humaines (objectifs mal formulés, isolation insuffisante). La vraie question devient : que veut-on que l'IA fasse pour nous ?
Pour les entreprises, le déploiement d'agents IA génère de nouveaux coûts : tokens, infrastructure informatique, formation des collaborateurs. Dans une tribune, Diego Ferri, associé IA chez EY, invite à mesurer la valeur nette de chaque cas d'usage pour arbitrer entre innovation et viabilité économique. L'IA n'est plus seulement une question de performance, mais aussi de rentabilité.
Trois associations du réseau Initiative Île-de-France, Wilco, Initiative Saint-Quentin-en-Yvelines et Initiative Seine-Saint-Denis, bénéficient désormais du Label Initiative Innovation 2026. Cette reconnaissance distingue leur expertise dans l'accompagnement et le financement des entreprises innovantes. Elle illustre aussi la capacité du réseau francilien à répondre aux besoins spécifiques des entrepreneurs de l'innovation. Félicitations à nos partenaires !
Les Afters by Paris-Saclay (candidatures jusqu'au 16 octobre). Actualité de notre partenaire, l'agglomération Paris-Saclay, avec la CCI Essonne. La 9ᵉ édition aura lieu le lundi 7 décembre 2026, au siège de l'agglomération. Six startups sélectionnées présenteront leur projet face à des Business Angels, des fonds de capital-risque et des acteurs innovants du territoire.
Qui peut candidater ? Toute startup en recherche de financement, basée sur le territoire de la Communauté Paris-Saclay ou y ayant un lien, avec une innovation à fort potentiel de croissance.
Ce que gagnent les lauréats : un coaching individuel avec la CCI Essonne (45 min à 1h), un stand offert à Techinnov 2027 par l'agglomération et un an d'adhésion à la French Tech Paris-Saclay.
Dates clés : sélection annoncée à partir du 4 novembre, coaching du 17 au 19 novembre.
Le Concours National Techinnov 2027 (candidatures jusqu'au 6 novembre). Pour sa 21ᵉ édition, le concours met en lumière les innovations les plus prometteuses, avec 6 thématiques ouvertes et plus de 130 marques d'intérêt déjà enregistrées. Environ 40 startups atteindront la finale. Les finalistes bénéficient d'un stand à tarif préférentiel (590 € au lieu de 2 390 €), d'un pack de rendez-vous B2B, d'une visibilité renforcée avant et pendant l'événement, et peuvent prétendre au Prix Coup de Cœur du Jury dans leur thématique.
👉 Candidater au concours Techinnov !
Le site J'aime les startups publie une analyse des 13 défis du scale : structurer sans bureaucratie, recruter juste, intégrer la sécurité tôt, industrialiser le produit, maîtriser l'unit economics et la trésorerie, préserver la culture, s'internationaliser et faire de l'IA un levier plutôt qu'un gadget.